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Industrial Blues la revue de presse
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| Un revenant... Patrick Coutin a en efft commencé
son cheminement musical dans le milieu des années 1980 avec«
L'heure bleue».
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www.Zicline.comTel un électron libre de toute attache, Patrick
Coutin est un artiste étonnant, il aurait pu gérer une
carrière commerciale à succès suite à son
tube de 1981 : J'aime regarder les filles; pourtant il poursuivit avec
des albums moins médiatisés, bien que superbe comme L'heure
bleue (à l'ambiance jazzy). Chorus -hiver 2002Vingt ans qu'il sortait son premier album. Et huit
ans déjà se sont écoulés depuis le précédent
: le remarquable Aimez-vous les uns les autres... Visiblement,
Coutin aime toujours regarder les filles qui marchent sur la plage...
Mais ça n'a pas l'air de trop marcher le premier titre de l'album
s'appelle « Frustration (Je drague) ». Du blues, comme la
couleur d'ensemble de cet album avec, c'est selon, un accent à
la Bashung et les mots-images qui vont avec ; ou bien le phrasé
à la Capdevielle, avec les mêmes tics. Bashung, Capdevielle,
Coutin : trois artistes talentueux aux itinéraires différents,
nés tous trois au public à la charnière des années
70 et 80.
Crossroad -Janvier 2002Avec Coutin, c'est toujours sentimental. Sûrement parce que nos racines musicales, la culture qu'on trimballe, prennent leur source au même endroit, à la même époque. Toujours est-il qu'un album de Coutin renvois vers des sonorités, des harmonies familières et décrit des univers finalement assez proches de celui du commun des mortels. Des histoires du quotidien qui poissent un peu, des vies qui, comme les rêves, s'effilochent... Ces blues industriels, si clairement nommés. Cousin croque des instantanés de vie, qu'il installe sur une musique toujours affûtée, brillante, et l'emploi de samples ou autre Pro-Tool n'enlève rien au son délicieusement vintage dont bénéficient les titres. Coutin (sans oublier ses potes : Franck Ridacker, batterie ; Gil Michel, basse ; Christophe Allemand, claviers ; et sur quelques titres, David Grossom, lead guitar) transgresse les lois, se fout des modes et surtout, fait ce qu'il veut. Mine de rien, il vient de balancer un album magnifique. Mieux, intemporel. Jean-Do Bernard haut de page "Vieux" routier, ancien journaliste (musical, bien sûr)
qui a aussi touché à la peinture, à la réalisation
de clips, à l'écriture de polars et été
producteur d'autres musiciens, son nom n'est pas inconnu dans le monde
du Blues. Pourtant, même si l'inspiration ne peut être niée,
ce disque ne "sonne" pas réellement Blues, sauf sur
la fin. Il se rapprocherait plutôt de ce qu'on pourrait nommer
(même si certains vont hurler) de la Variété de
qualité (avec une majuscule) et ferait facilement penser à
du Bashung par exemple (sans plagiat) ou à Gérard Manset.
Patrick Coutin a écrit les 11 chansons de l'album et, la réserve
du début n'étant là que pour aiguiller le Coyote,
on écoute ça avec plaisir d'un bout à l'autre (avec
une petite réserve toutefois sur la prise de son très
sèche de la batterie). Ce n'est peut-être pas vraiment
du Blues, mais c'est un bien beau disque quand même ! |
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Louise Music
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