Journal
SE PARLER, PARLER AU AUTRES COMME A SOI MEME, PARLER AUX CHOSES ET AUX ESPRITS... PARLER. DES MOTS EN L'AIR AU FIL DU TEMPS.
LE 3 JANVIER 2011
J’étais parti pour écrire plus régulièrement, mais le temps m’a manqué.
La fin de l’année 2010 a été solide. Sortie d’une compile, puis du « Bleu », nouvel album et retour sur scène. Je pourrais passer ma vie à fabriquer des chansons. Mais, la scène, c’est autre chose. Là-bas, tout ne dépend pas que de toi… Et c’est ce qui rend le truc excitant, mais aussi un peu angoissant parfois.
Surtout quand tu tiens une guitare et que tu chantes. La tâche est assez compliquée, fragilisante. Tu dois t’occuper de ton chant, de ton jeu de guitare, du groupe et du public. La déstabilisation peut venir de n’importe ou. D’une fausse note à la voix, d’un accord mal joué, d’une accélération du tempo, d’un des musiciens qui prend une initiative bizarre, d’un gus dans le public, du son qui déconne… Et sur scène, quand un truc part mal, c’est parfois assez difficile de reprendre la main.
C’est tout ça qui rend la scène particulièrement excitante. Comme une mise en danger. Tu es toujours content de vendre des disques, mais tu ne sais pas à qui tu les vends. Sur scène tu vois la tête de ceux qui sont dans la salle. Tu les vois, tu les sens, ils sont le miroir de tes émotions. Il n’y a pas de bon concert sans bon public.
Un concert médiocre, il me faut du temps pour m’en remettre… J’hésitais un peu, à y retourner. Entre le désir et la trouille, mais j’ai été mis en confiance par une rencontre avec une personne qui s’appelle Jean Philippe Lajus, et qui est un gars assez particulier, puisqu’il est à la fois pianiste, excellent ; ingénieur du son, très bon ; et manager. On a décidé de faire un bout de route ensemble et de voir ce qui en sortirait. Son énergie positive nous fait un bien fou. Là-dessus j’ai retrouvé Jack Marchal. Un jour, je vous parlerai en détail de Marchal. Mais ça me prendra du temps. Marchal est un personnage de roman. Il est un peu mon « attaché de presse historique ». Ajouter Gilles Michel bassiste et chef de meute, et on s’est retrouvé avec une petite équipe prête à en découdre.
L’idée c’est de voir si on peut reprendre la route. Pour de bon. Cela fait plus de quinze ans que je n’ai pas vraiment tourné. Et même si l’envie est là, ce n’est pas si évident. Je reviendrais un jour là-dessus, mais en France, la musique est sinistrée. Les bars et les petites salles où jouer n’existent plus, car dans les villes, les gens ne veulent plus de bruit après 10 heures. Les différente réformes du statut des intermittents, la mutation des supports musicaux, les politiques publiques en matière de cultures qui ne reconnaissent que ce qui les arrange, plus le fait que ce pays est rock’n’roll comme la pluie est sèche, tout ça, c’est beaucoup de handicaps…. Les musiciens n’ont jamais été aussi bon, mais ils crèvent la dalle… Quand ils ne payent pas pour jouer. Tout cela n’empêche pas l’état de prendre 20% ou 30 % sur une guitare et de gratter tout ce qu’il peut sur le dos de la bête qui agonise.
Une fois que t’a décidé de passer outre tout ça, ce qu’il faut, c’est avoir un bon groupe et beaucoup répéter. C’est Gilles Michel qui à réunit le groupe et fait la liste des chansons. On a commencé à travailler tous les deux, depuis mai. Deux guitares acoustiques… Gilles et même venu faire un tour sur le bateau en août. On a mis l’ancre dans la baie de Theoule et on a joué pour les poissons.
Après quoi il a fallu monter le groupe.
Sur le papier, c’est aujourd’hui assez facile de monter un bon groupe. Il n’y a jamais eu autant de bons musiciens de tous les styles. Dans le monde et en France. D’une manière générale, j’adore les musiciens. Ce sont des gens qui ont de l’or dans les doigts. Tous sont différents. Donc c’est une palette de notes et de sons infinie. Mais, en réalité, ils sont un peu comme le mot « médicament » en Grec ancien qui veut dire a la fois « le poison » et « la guérison ». C’est exactement ça, un musicien. Surtout si tu veux faire du rock. Parfois, je ne suis pas loin de penser que le rock’n’roll c’est le contraire de la musique.
J’entretiens des rapports du style « amour/haine » avec les musiciens, et surtout les musiciens français. Peut-être que je suis toujours à la recherche de mon premier groupe, celui avec lequel j’ai commencé. On n’était pas si bon que ça, mais on vivait le truc ensemble.
Quoi qu’il en soit, je me méfie beaucoup des spécialistes en général et des « vrais musiciens » en particulier. Ce sont ceux la même qui ont démoli Bach au nom de Dieu, puis Mozart au nom de Back, puis les Beatles au nom de Mozart, puis les Rolling Stones au nom des Beatles et la techno au nom du rock. Ils transforment tout en 4 temps, en binaire ou en ternaire, au nom de la musique. La plupart du temps, dès qu’un gars sait jouer 3 accords sans se planter, il devient un « vrai musicien » et il commence à passer sa vie à castrer les autres au nom de la musique. Au bout d’un moment tout se ressemble, tout ressemble à de la merde. J’ai déjà abandonné plusieurs fois la musique à cause d’eux, et à chaque fois que je dois repartir sur la route, ou en studio, je suis terrorisé à l’idée de tomber sur des gars qui vont m’apprendre à jouer ma musique. Au point d’avoir envie de prendre mes cliques et mes claques et me tirer.
A côté de ça il y a ces musiciens qui rendent tout (et même quelquefois n’importe quoi), magique. L’archétype du genre, c’est Jim Keltner. Que j’ai eu la chance de tenir sous mes micros, quelques jours. Jim ne joue pas de la batterie, il joue la chanson. Il te renvoie au fond des choses. Est ce que tu as une chanson intéressante ? Et si oui, comment la jouer. D’ailleurs, souvent, la réponse est « juste la jouer ». Point à la ligne. Les musiciens de rock que j’aime se contentent de te ramener la chanson à l’os, et basta. Le tour est joué. Chris Spedding est de ce genre. Ou David Grissom. Des gars à qui il ne viendrait pas à l’idée de te demander quels accords tu joues. Ils écoutent les lignes, le swing, les chants, les contre-chants et ils consolident l’édifice. Majeur, mineur, tout ça, ils le dépassent. Mais ceux que je viens de citer sont des sortes de génie. Pas besoin d’être un génie pour jouer « J’aime regarder les filles ». Juste écouter et jouer. La musique, ça commence par des oreilles et du silence, puis quelques notes parfois des bruits ça et là. Et de l’énergie… L’énergie qu’il faut, là ou il faut. C’est là que se situe tout le talent de ceux qui jouent juste.
Depuis quelques années, je travaille donc avec Gilles Michel. Bassiste, guitariste, compositeur, réalisateur, plein de talent, de groove. Son bon goût est généralement imparable. Son élégance naturelle. Son côté « démocrate » totalement fabriqué mais plein d’humour. C’est une chance de pouvoir s’appuyer sur un mec comme ça.
A côté de ça, je suis un dingue de batterie et de batteurs. Si je ne « sens » pas le batteur, je suis perdu. Le batteur, c’est le « directeur de l’énergie ». La plupart du temps, on demande aux batteurs de jouer en place. C’est important, bien sur, mais c’est tout juste le début des choses. L’important est dans l’impulsion, ce qui est propre à chaque batteur.
J’ai eu la chance de trouver deux batteurs très différent, à mon pied. Eric Lafond et Franck Ridacker. Avec Eric, j’ai fait le "live", avec Franck « Industrial Blues » et « Le bleu ». Si j’en avais les moyens, je pourrais jouer avec les deux. Pas dit qu’on le fera pas un jour… Franck c’est le batteur de rock, le mec qui en a sous le pied. Tu peux lui confier les clefs du camion, il est capable d’en faire des tonnes et de rester musical. Ce qu’il a joué sur « Poison Chimique » reste pour moi une des parties de batterie les plus rock qui soit. Eric lui, c’est une sorte de guru. Le guide. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours aimé chanter avec lui dans le dos. Bref, pour ces quatre concerts c’est Eric qui a été aux baguettes et ça a été un plaisir fou de jouer avec lui. Il pourrait chanter à ta place, le petit salaud…
Le soir du premier janvier, j’ai passé un petit moment à regarder un concert de Milteau à Vienne, et cette section rythmique (Gilles Michel – Eric Lafond) est vraiment du tonnerre…
Là-dessus on a installé François Bodin. J’avais rencontré Bodin quand je cherchais un remplaçant pour Chris Spedding. Bien qu’on ne remplace pas Spedding. Mais François à ce même genre de classe. Il est capable de creuser une partie jusqu'à la rendre évidente. Ce n’est pas un vrai interprète. Plutôt un créateur. Et un mec qui a le son. Le son, c’est le marbre dans lequel tu tailles le rock’n’roll. Bodin a le son.
Avec ces trois-là, décidé à jouer ensemble, les répétitions et les premiers concerts ont été vraiment cool. Ce n’est pas à moi de dire comment c’était vu de la salle, mais de la scène ce fut un vrai plaisir.
Lors du premier concert, il y a eu des moments où j’ai eu envie de poser ma guitare et d’aller m’asseoir dans la salle pour écouter la musique, tellement ça sonnait bien.
On a plus ou moins enchaîné deux Réservoir, un Sentier des Halles et un Olympic, à Nantes.
Une série crescendo. En deux mois, on a retrouvé un tas de copains, des « fans » de la première heure, tout un tas de gens qui partagent vraiment le même amour, la même vision de cette musique, et qui parfois connaissent mes chansons mieux que moi. Ce qui n’est pas très difficile, il faut l’avouer.
Tout ça reste très aléatoire, mais quelque chose me dit que ce pays, est prêt pour un petit cycle rock. On a vu ressortir des gens qu’on n’avait pas vu dehors depuis longtemps, arriver des personnes étonnantes, des personnages allumés, des filles dingues, des mecs grognons, des individus bourrées d’idées et de talent, derrière leurs objectifs, leurs caméras, leurs stylos. Danser, chanter, crier, rire, parler, gueuler. Comme si une nouvelle génération s’intéressait à cette musique, et avait décidé d’en faire sa chose, et de foutre un peu le bordel, de mettre un peu d’amour dans cette ambiance triste et rétrograde qui nous entoure, et qu’elle se mélangeait avec l’ancienne…
J’aime beaucoup le Réservoir. D’abord parce que c’est un club. J’ai toujours eu le sentiment que ma musique était une musique de club. De nuit. Le Réservoir a ce coté underground. En plus, l’endroit est magnifique, décoré avec beaucoup de goût, l’accueil agréable et le son comme il faut, même si ce genre d’endroit n’est pas facile à jouer, question son.
Ensuite le Sentier, c’était un peu un test, dans un endroit plus propice à la guitare acoustique qu’à la Télécaster. C’est une salle qui te renvoie au bon vieux temps. Un concert à 20 h, un autre à 22h. Le groupe qui jouait à 20 heures faisait exclusivement des reprises des Beatles avec matos d’époque et costume « Sergent Peppers ». On s’y serait cru. A partir de maintenant je ne me gêne pas pour dire que les Beatles ont fait notre première partie…

On a terminé le 17 décembre à Nantes, un concert « Les Rockers ont du Cœur », sur la scène mythique de l’Olympic. J’aime vraiment la Bretagne. Quand c’est rock, là-bas, c’est rock. Tout en restant très cool, chaleureux. Super salle, super public, super concert. Le groupe commence à vraiment bien tourner, le passage à duré 40 minutes, et c’est un format plein d’énergie. Tu donnes ce que tu as à donner et tu te tires.
De quoi donner envie d’attaquer 2011 avec un peu de distorsion… Au programme, vidéo, nouvelles chansons et concerts.
Bonne année à tous.
PS : Quelques liens vers des choses qui parlent de cette fin d’année 2010 :
Des supers photos de Nantes :
http://www.bitchlemagazine.com/musique/les-rockeurs-ont-du-coeur-2010/
Une interview sur le Mague avec Fred-Eric Vignale :
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article7435
Un liens vers les comptes-rendus de concert de Claude Turrier. Un boulot de journaliste incroyable :
http://turrier.fr/photos/patrick-coutin-031110/patrick-coutin-concert-le-reservoir-album-le-bleu-031110.php
Encore des photos de Nantes. Un mec bourré de talent :
http://www.lartscenes-photography.com/patrick-coutin/
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2 Novembre 2010. 8h34
Le rock n'a jamais fait autant de livres que par les temps qui courent.
"Mes deux photographes", Alain Gardinier et Pierre Terrasson publient en même temps deux beaux bouquins ou j'apparais. Ce n'est pas le seul intérêt de ces livres, loin s'en faut, mais c'est toujours un moment particulier que celui ou vous avez l'impression de rentrer dans l'histoire... Finalement le temps nivelle les choses.
Le livre de Gardinier (365 JOURS DE L'HISTOIRE DU ROCK) est un superbe essai d'auteur plus que de photographe sur l'histoire du rock, plein d'anecdotes et de sève, idéal pour celle ou celui qui veut se faire le nec plus ultra de la culture du milieu du siècle. indispensable.
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Le bouquin de Terrasson, (LE TOP DES ANNEES 80) axé sur le hit parade du parait il "âge d'or" de la chanson française, est plutôt le constat imparable de ce que ce photographe a apporter à la musique d'ici, qui avait bien besoin d'un peu de "rock spirit" dans son quotidien. Pierre photographie les artistes comme si c'était des "pin up", c'est à dire qu'il fait des photos pour qu'on puisse les épingler au murs. Des photos définitives. L'autre facette de ce grand de la photo, celle du gars qui traine dans les coulisses, vous la trouverez dans le
très beau "BACKSTAGE" ou les textes de Jean Eric Perrin font merveille.

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22 Septembre 2010 . 10hJe n'en peux plus d'attendre d'aller voir cette exposition Monet.
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5 Septembre 2010. 11h
Je n'en pense pas grand chose, car c'est assez classique. Cupidité, pouvoir, argent... On n'a pas une présidence qui ne finisse comme ça. La différence, c'est peut être que cette ambiance de fin de règne arrive si tôt.
Il y a cependant deux sujets qui ressortent assez clairement.
Le premier c'est la question de l'argent et du pouvoir. On considère souvent que la richesse donne le pouvoir. Je ne suis pas d'accord. En tous cas dans les démocraties d'aujourd'hui, c'est le pouvoir qui crée la richesse, et la fortune Bettancourt, construite autour d'un ministre et avec la complicité de l'état en est un exemple assez frappant. La démocratie valide le pouvoir qui valide l'argent. La principale victime de ce processus indigne est la Justice. Lorsque la représentation du peuple est inadéquate, quelque soit le système, république, royauté, tyrannie, la justice est malade. C'est d'ailleurs dans cette maladie qu'il faut trouver le baromètre des révoltes...
Le second sujet qui me vient a l'esprit, c'est ce symbole de la descente aux enfers liée à l'âge, et ce destin littéralement "Fitzgeraldien" de Lilianne Bettencourt, femme qui fut très belle, femme de pouvoir, mais aussi femme qui semble t'il à essayé de vivre un peu au dessus de la médiocrité "généralement installée aux cotés du pouvoir"... En ce sens, elle est une sorte d'héroïne façon années trente, et sans doute une sorte de victime
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2 Septembre 2010.
Extrait de "Nouvelles sous ecstasy" : "L'homme qui regardait les femmes" par Frédéric Beigbeder (Il y a peu de personne qui ait aussi bien écrit sur cette chanson (j'aime regarder les filles) :
"L'hymne des plages, selon moi, n'est pas Sea, Sex and Sun de Serge Gainsbourg mais plutôt J'aime regarder les filles de Patrick Coutin. C'est une chanson magnifique : "J'aime regarder les filles qui marchent sur la plage / Quand elles se déshabillent et font semblant d'être sages." Chaque fois que je m'allonge sur du sable, j'entends cette ode à la frustration sexuelle, cette apologie du voyeurisme balnéaire. Je pense à ces milliers d'après-midi écrasants, passés à observer les demoiselles dorées, en monokini, à Bidart, Biarritz ou St Tropez, sans jamais oser les aborder. Je suis convaincu que ces inombrables heures de contemplation timide ont fait de moi l'ignoble obsédé sexuel que je suis devenu.
Leur poitrine gonflée par le désir de vivre / Leurs yeux qui se demandent : mais quel est ce garçon ? Il y a un crescendo violent dans la chanson de Coutin qui traduit bien l'impuissance exaspérée du vacancier hétérosexuel, anéanti par la chaleur, cerné par une atroce beauté incontrôlée. Les filles gambadent, soulèvent le sable brûlant, crient des prénoms de garçons plus bronzés que lui. Elles sortent de l'eau les tétons mauves ; les poils taillés de leur sexe se collent contre le slip de bain. Elles embrassent des surfeurs australiens, ou des disc-jokeys camarguais.
Elles ignorent les garçons malingres et verdâtres qui lisent des livres, la bite enfoncée dans leur serviette éponge. (...) Pourquoi laisse-t-on les filles de seize ans se balader en liberté sur les bords de mer ?"
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MAI 2010.
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CARNAC, UN SOIR D'HIVER.
On dirait le tombeau de Chateaubriand...
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ET LA TOUR EIFFEL UN SOIR DE 14 JUILLET 2010.

ET AU MEME MOMENT JUSTE A COTE.

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14 Janvier 2010
En décembre 2009 sortait le livre "Et soudain ils se parlèrent", une sorte de fourre tout à la maniére du mythique journal Baba Cool "Actuel".
On y trouve un remix de "j'aime regarder les filles" par Bob Sinclar, un texte de moi et un autre sur la rencontre entre Bob Sinclar et moi. Voila quelques scans de ce bouquin :.jpg)

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